Femme pratiquant le Pilates sur un reformer
Journal
Culture12 juillet 2026· 4 min de lecture

PILATES EST PARTOUT. TON CORPS N’A PAS BESOIN D’ÊTRE « PILATES ».

Le reformer cartonne. Le fantasme du corps unique, lui, peut rester au vestiaire.

Photo : Ahmet Kurt / Unsplash

Le reformer a désormais son uniforme, son esthétique beige et son fantasme de corps “long et lean”. Très Hailey-Bieber-core. Sauf qu’un corps n’est pas une campagne Pinterest. ClassPass confirme l’explosion : en 2025, le Pilates est resté l’entraînement le plus réservé pour la troisième année, avec 66 % de réservations en plus qu’en 2024. L’année précédente, les formats low impact avaient déjà bondi de 109 %.

Pourquoi ça marche ? Parce que le Pilates développe contrôle, stabilité, mobilité et force sans demander de sauter jusqu’au plafond. Il peut être exigeant, accessible et franchement addictif. Ce qu’il ne peut pas faire : remodeler tous les squelettes selon le même filtre Instagram.

Femme soulevant une barre dans une salle de sport
Femme soulevant une barre dans une salle de sport. Photo : Sven Mieke / Unsplash

Le problème n’est donc pas le Pilates. C’est le marketing qui vend une morphologie comme preuve de discipline. Fais du reformer pour mieux bouger, récupérer ou te renforcer. Pas pour poursuivre le corps d’une autre personne filmé sous une lumière à 4 000 francs.

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